Madame Bovary (Gustave Flaubert)






Edition : Le livre de poche
Genre : Classique
Auteur : Gustave Flaubert
Parution : 25 janvier 1999









Résumé : Une jeune femme romanesque qui s'était construit un monde romantiquement rêvé tente d'échapper - dans un vertige grandissant - à l'ennui de sa province, la médiocrité de son mariage et la platitude de sa vie. Mais quand Flaubert publie ce roman, toute la nouveauté  réside dans le contraste entre un art si hautement accompli et la peinture d'un univers si ordinaire. L'écriture transfigure la vie, mais s'y adapte si étroitement qu'elle la fait naître sous nos yeux. 

Mme Bovary est un roman que je voulais lire depuis le lycée, mais au final, il a pris la poussière sur mes étagères comme tant d’autres. Pourtant, quand j’ai vu la bande annonce du film avec Mia Wasikowska, je me suis dit que c’était le moment ou jamais de le sortir. Sitôt dit sitôt fait et c’est la tête remplie d’Emma Bovary que je débute cette chronique.

Tout d’abord, une petite anecdote historique. Flaubert a travaillé sur ce roman entre 1851 et 1856. Il  a d’abord été publié dans la « Revue de Paris » sous la forme d’un feuilleton. Le texte a provoqué un véritable scandale et Flaubert ainsi que Léon-Laurent Pichat (le gérant de la revue) et l’imprimeur ont été jugés pour « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs ». Flaubert finira par être acquitté grâce à son avocat Antoine Jules Sénard. La « publicité » du procès a été profitable à Flaubert puisque c’est ce qui explique en partie le grand succès du roman en librairie. Si vous voulez en savoir plus sur le procès, notamment sur les plaidoiries, je vous invite à consulter ce site qui en récapitule les grandes lignes. Je trouve que c’est important de situer le contexte et d’essayer de comprendre pourquoi ce roman a tellement choqué les mœurs de l’époque. Commencer la lecture de Mme Bovary sans comprendre les mœurs du XIXème siècle, cela perd tout son sens car ce qui nous paraît une histoire bien banale au XXIème siècle avait des répercussions totalement différentes au XIXème siècle. 

Emma est une jeune femme qui vient de sortir du couvent, où elle a reçu une éducation religieuse tout en se nourrissant de romans d’amour avec des héros tous plus charismatiques les uns que les autres. De son côté, Charles Bovary a eu une enfance plutôt médiocre, entre une mère étouffante et un père arrogant, dépensier et coureur de jupons. D’une intelligence convenable, sa mère a décidé de lui faire suivre des études de médecine. Alors pour faire plaisir, Charles étudie, loupe une première fois son diplôme puis finit par l’obtenir. Il épouse une riche veuve de 45 ans, Héloïse et s’établit dans le village de Tostes. C’est là qu’il rencontre Emma, en allant soigner son père qui s’est cassé la jambe. Quand sa première femme décède, Charles, après moult hélistations, demande Emma en mariage. Cette dernière, pensant que le grand amour a enfin frappé à sa porte, accepte. C’est là que commence véritablement l’histoire de Mme Bovary. La jeune femme se rend rapidement compte que le grand amour qu’elle attendait ne sera pas assouvi en la personne de Charles Bovary, un homme gentil bon, mais peu charismatique. L’ennui, la frustration et la colère prennent peu à peu énormément de place dans sa vie et Emma  plonge dans une lente décadence.

J’ai beaucoup de choses à dire sur le personnage d’Emma Bovary, tant il est complexe. Au moment où j’écris cette chronique, je ne sais pas encore si je la déteste ou si je la comprends. Emma est une jeune femme qui s’est nourrit pendant toute sa période au couvent de romans d’amour et elle a une conception de la vie et de l’amour idéalisée. Aussi, quand elle rencontre Charles, elle a tout de suite l’impression que l’amour a frappé à sa porte et elle est heureuse de l’épouser. Mais à partir du moment où elle s’installe avec lui, Emma s’ennuie. Il faut dire qu’à cette époque, vivre dans un petit village de Normandie pour une femme de médecin, cela ne devait pas amener beaucoup de distractions. Son ennui se transforme peu à peu en mépris et en dégoût pour son mari. Elle devient amère et acerbe. Je n’ai pas aimé ce trait de personnalité car Charles Bovary est vraiment bon envers elle. Certes, la vie n’est franchement pas palpitante en sa compagnie, c’est le genre d’homme qui aime sa tranquillité et qui ne fait pas de folie, mais il aime réellement Emma. Le problème, c’est qu’Emma se rend compte qu’ils ont des caractères incompatibles. Elle attend tout simplement plus de la vie et ne veut pas se contenter de terminer ses jours dans cette monotonie qu’est devenu son quotidien. Alors Emma va dépenser de plus en plus d’argent en tenues, en meubles…tout ce qui peut l’éloigner de son quotidien. Et elle va finir par se compromettre à plusieurs reprises. Pendant tout le roman, elle alterne entre euphorie et culpabilité, repentir religieux et désir de vivre sa vie selon ses envies. C’est une jeune femme exaltée, qui veut absolument découvrir l’amour parfait, celui qu’elle a lu dans ses romans, sans se rendre compte qu’à côté d’elle, elle a déjà un homme qui l’aime réellement. Ses sautes d’humeur tout au long de l’intrigue sont spectaculaires. On la trouve surexcitée et quelques pages plus loin profondément abattue. Elle essaye de faire des efforts pour retourner vers son mari, mais sa volonté finit par faiblir et elle le déteste de nouveau. Alors oui, je comprends Emma qui rêve de plus, Emma qui ne veut pas se contenter de cette vie monotone, qui a envie de vivre sa vie comme elle l’entend. Mais je ne comprends pas Emma qui est si mauvaise envers son mari (un mari, du reste, qu’elle a choisi d’épouser, on ne le lui a pas imposé), Emma qui ne se préoccupe pas de son enfant, Emma qui invente des mensonges, qui dépense sans compter et sans se soucier des répercussions. Le fait est que les mauvais côtés de ce personnage sont liés à l’ennui et à la platitude de son existence, ce que je comprends. Mais Emma m’a quand même fait l’effet d’une jeune femme capricieuse, qui même lorsqu’elle se compromet ne trouve pas le bonheur. 

Charles Bovary n’est franchement pas un héros des plus palpitants. Il est gentil. Vous savez quand vous dites de quelqu’un « il est gentil » à défaut de savoir quoi dire d’autre, parce qu’au fond, la personne n’est pas vraiment intéressante mais que vous ne pouvez rien lui reprocher réellement ? Et bien voilà, c’est Charles Bovary. C’est un médecin modeste, qui n’excelle pas forcément dans ce qu’il fait. Il est heureux de vivre à la campagne et n’a pas envie de s’élever socialement. Il n’a pas beaucoup de conversation et les dîners sont parfois un peu longs. Mais c’est quelqu’un de bon envers Emma, il l’aime énormément, s’inquiète toujours quand elle va mal et c’est pour cela que parfois, Emma m’a paru antipathique. Ses manœuvres et ses mensonges sont d’autant plus criants qu’elle les fait à l’encontre de quelqu’un à qui l’on ne peut pas reprocher grand chose.

Emma et Charles vivent d’abord à Tostes puis à Yonville l’Abbaye. C’est dans cette dernière ville qu’ils vont faire la rencontre des personnages qui nourrissent également l’intrigue. Mr Homais, l’apothicaire, est un homme qui contrairement à Charles, rêve de s’élever socialement. Il est en concurrence « cachée » avec Charles puisqu’il donne aussi des consultations dans l’arrière salle de sa boutique. Ce qui ne l’empêche pas de se lier d’amitié rapidement avec le couple pour servir ses intérêts. C’est un personnage assez ridicule dans ses manières, mais qui est suffisamment intelligent pour savoir où il va. Monsieur Bournisien, le curé du village, est un homme qui ne sait, semble-t-il, que guérir les peines physiques et qui ne comprend rien aux peines morales. Flaubert se moque ainsi quelque peu de l’Eglise dans son roman, ce qui explique aussi en partie le scandale que cela a causé. Léon, jeune clerc de notaire, est un homme un peu rêveur lui aussi, qui vient faire une espèce de stage dans l’Etude du village et qui est subjuguée par Emma Bovary dès qu’il la rencontre. Mr Lheureux est un marchand de « nouveautés » et c’est lui qui va fournir à Emma tout ce dont elle a envie, n’hésitant pas à la ruiner au passage. Enfin, Rodolphe Boulanger de la Huchette possède un château dans un village voisin, c’est un véritable coureur de jupons et Emma va être éblouie par son titre. 

Au niveau du style, Flaubert aime les descriptions, je dois bien l’avouer. Pourtant cela ne m’a pas ennuyé contrairement à d’autres classiques où j’ai pu trouver le temps long. Il a certes une plume poétique, mais ce n’est pas difficile à lire. Si vous débutez avec les classiques, Mme Bovary est une lecture tout à fait abordable. Objectivement, Mme Bovary est un roman qui décrit une histoire banale, une jeune femme s’ennuie dans son mariage et finit par se compromettre. Mais Flaubert, grâce à sa plume, rend les évènements les plus banals intéressants. Son intrigue est bien ficelé, il sait où il va du début à la fin avec une idée bien précise en tête. J’avais lu L’éducation sentimentale du même auteur il y a quelques années et je n’avais pas aimé du tout le style. J’avais un peu peur donc en commençant Mme Bovary mais j’ai étais extrêmement étonnée de voir à quel point c’était fluide et agréable à lire. C’est un roman qui fait beaucoup réfléchir. Je me suis demandé quelle était la morale de l’histoire. Flaubert cherchait-il à condamner Mme Bovary ou alors à faire comprendre ses choix au lecteur ? 

En conclusion, je vous conseille ce livre, d’une part si vous aimez la littérature française, parce que c’est un petit bijou d’écriture. Mais je le conseille aussi à ceux qui ont envie de se réconcilier avec les classiques, parce que c’est une lecture abordable avec une intrigue qui plaira. Si vous l’avez déjà lu, n’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé d’Emma ! 

28 commentaires:

  1. Je l'ai lu l'année passée pour les cours. Peut-être parce que, justement, je l'ai lu pour les cours, je ne l'ai pas aimé. Pourtant, j'aimais l'idée de base, cette idée d'Emma qui reste de grandeur à cause de tous les beaux romans qu'elle a lus. Mais comme toi, j'ai eu du mal à la cerner et à l'apprécier. J'aurais préféré une héroine plus attachante, car ça m'aurait permis de tenir le coup face aux descriptions de Flaubert que je n'ai pas spécialement aimé. Toutefois, je suis capable de dire que Flaubert est un écrivain rempli de génie, un des meilleurs que le monde ait connu, mais je n'arrive pas à l'apprécier davantage. Bref, je pense tout de même que ce livre doit être lu, car il est un classique inévitable pour tout amateur de littérature.
    Ta chronique est superbe, en passant. Tu rends justice à ce roman et je pense que tu le décris exactement comme il est!

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    1. Je comprend totalement ce que tu dis. J'avais lu Le rouge et le noir de Stendhal pour les cours, en seconde et j'avais détesté. Et je l'ai relu quelques années plus tard et j'ai apprécié ma lecture. Le fait d'être "obligé" de lire un livre, ça gâche tout le plaisir. D'autant qu'au lycée, on nous fait étudier des livres alors qu'on n'a pas forcément la maturité nécessaire pour les lire. C'est dommage ! Ma prof de français en seconde a réussit à me dégoûter de la lecture pendant toute une année. Ceux qui font les programmes sont déconnectés de la réalité je trouve.

      Emma est vraiment complexe. Pendant tout le roman je me suis dis "oh mon dieu elle m'énerve". Et en même temps quand on creuse un peu on parvient à comprendre. Mais elle m'est restée antipathique aussi, j'avoue que j'aurais préféré un personnage plus attachant mais alors le roman n'aurait plus eu autant de sens.

      Merci beaucoup pour le compliment, ça me fait vraiment plaisir :)

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  2. Tu l'as lu plutôt vite du coup, non ?
    C'est vrai que Emma est un personnage parfois difficile à comprendre et j'ai souvent eu beaucoup de peine pour le pauvre Charles qui n'a qu'un seul défaut : être banal.

    Après, concernant Emma, tu as tous les textes sur le fameux "bovarysme", l'idée de fuite dans le romanesque, et cette éternelle insatisfaction qui provient du fait que les livres et la réalité, ben ce n'est jamais la même chose et la vie peut parfois être décevante... tout ça, tout ça ! C'est un sujet intéressant à creuser ! :)

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    1. Je l'ai commencé jeudi dernier je crois, donc environ 6 jours, en sachant que je n'ai quasiment pas pu lire ce week end. J'étais prise dans l'histoire, j'avais envie de connaître la suite XD.

      J'ai vu tous les dossiers sur le bovarysme, je trouve ces théories vraiment intéressantes ! Après j'ai un peu simplifié pour ma chronique. Mais c'est ce qui fait d'Emma un personnage si fascinant et pour lequel on éprouve plein d'émotions contradictoires :)

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  3. J'avais lu ce livre en 2nde et j'en garde un mauvais souvenir ^_^

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    1. Malheureusement quand on lit les classiques au lycée on en garde généralement un mauvais souvenir. Je pense qu'il faut retenter par envie et ne pas se forcer :)

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  4. Je ne l'ai toujours pas lu, mais la plupart du temps les classiques me font peur... ta chronique me donne envie de m'y plonger :)

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    1. Je comprend les classiques font peur à beaucoup de monde. Mais celui-ci est abordable je trouve, assez facile à lire. Je suis ravie de t"avoir donné envie de le lire en tout cas :)

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  5. Je l'ai lu et je vais peut-être tomber dessus au bac de littérature dans quelques semaines... En tout cas fais attention, le film récemment sorti n'est pas du tout fidèle à l'histoire :)

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    1. Oui j'ai regardé lé film et c'est une catastrophe ! Ce sera ma prochaine chronique d'ailleurs. Bon courage pour ton bac de littérature ! :)

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  6. Je dois avouer que même si j'adore lire des classiques, je n'ai pas aimé celui-ci. Madame Bovary n'est pas du tout un personnage attachant et je ne l'aimais vraiment pas :/

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    1. C'est vrai qu'elle est particulièrement antipathique, je comprend totalement ton point de vue. J'ai d'ailleurs été étonnée d'apprécier autant ce livre tout en détestant le personnage principal XD.

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  7. J'aime bien lire un classique de temps à autre, mais je ne suis pas certaine que celui-ci me plaira, je n'accroche pas vraiment avec le résumé. Un jour, peut-être! :)

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    1. Il ne faut pas se forcer, c'est comme ça qu'on se dégoûte des classiques :) Il y en a plein d'autres à découvrir ;)

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  8. Bizarrement, je n'ai jamais lu ce livre alors que j'ai lu beaucoup d'autres classiques, sûrement parce que j'ai eu peur de m'ennuyer. J'ai lu beaucoup d'avis de gens qui n'avaient pas aimé et cela a dû m'influencer. Ce qui m'a influencée, aussi, c'est le film avec Isabelle Huppert, que j'ai vu dans les années 90, et que j'avais détesté. L'actrice rendait le personnage vraiment antipathique et Charles, joué par Jean-François Balmer, était mou au possible (comme d'hab'), et le tout ennuyeux à mourir.
    Mais ton excellente chronique me donne envie de lui donner une chance et d'essayer de le lire...

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    1. En fait, je comprend les avis négatifs car Emma est particulièrement antipathique. Après c'est un personnage très complexe et j'ai quand même compris pourquoi elle faisait ça, sans l'approuver. Je n'ai pas vu ce film, j'ai vu celui avec Mia Wasikowska qui est une grosse déception ! Je tenterais de regarder celui que tu cites aussi. Merci pour le compliment en tout cas c'est gentil :)

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  9. J'avais lu ce livre il y a deux ans, de moi-même, et j'avais vraiment bien aimé. Tu me donnes envie de le redécouvrir !

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    1. Merci beaucoup ! En tout cas ne regarde pas le film avec Mia Wasikowska parce qu'il n'est pas fidèle du tout !

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  10. Je pense le découvrir pendant les grandes vacances. :) En tout cas, tu me donnes envie de tester ! C'est l'enfer des TL de cette année, mais je ne sais pas si nous on l'aura...

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    1. Merci beaucoup, n'hésite pas à repasser me donner ton avis :) C'est souvent le problème avec les livres imposés au lycée, on n'apprécie pas autant que quand on décide de le lire soi même !

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  11. Je ne suis pas très classique, je dois dire. Pour la plupart, ceux qui m'intéressent sont des classiques anglais. Toutefois, tu m'as intriguée par le résumé mais surtout par le fait que tu dis que le style fluide et non lourd :) Je le note !

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    1. Je comprend, les classiques c'est particulier quand même. Moi aussi j'aime beaucoup les classiques anglais :) Je suis contente de t'avoir donné envie de tester peut être un jour :)

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  12. Il fait partie des classiques de ma PAL, mais j'ai toujours eu un peu peur de l'ouvrir à cause du style (je n'avais pas accroché avec L'éducation sentimentale). Du coup, si le style est plus abordable, je le ferai sûrement sortir de ma PAL rapidement.

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    1. Je n'ai pas du tout aimé L'éducation sentimentale, le style ne me plaisait vraiment pas. J'avais les mêmes appréhensions en commençant Mme Bovary mais c'est beaucoup plus fluide j'ai été agréablement surprise :)

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  13. J'adore Flaubert ♥ son style d'écriture est sans pareil!

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    1. Je n'avais pas accroché à l'éducation sentimentale mais j'ai été agréablement surprise par Mme Bovary, l'écriture est beaucoup plus fluide ! :)

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  14. C'est avec Madame Bovary que j'ai découvert Flaubert et son style qui m'a dès le début convaincue et passionné. Depuis, j'ai lu L'éducation sentimentale que j'ai apprécié et Salammbô qui a été une grosse déception, mais Madame Bovary reste pour le meilleur pour le moment.
    Je n'ai pas arrêter d'être énervée par Emma, mais, oui c'est surprenant, c'est pour ça que j'ai autant aimé ce livre. On est obligé de ressentir quelque chose face à ce personnage rempli de rêves et de solitude. J'aimerais bien le relire bientôt.

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    1. Je rejoins totalement ton avis. Personnellement j'ai moins aimé l'éducation sentimentale et je n'ai pas encore lu Salammbô. Mais c'est vraiment paradoxal d'être énervée contre Emma et d'apprécier le roman, ça montre que c'est une très bonne oeuvre.

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