La belle et la bête (Christopher Gans)






Genre : Fantastique
Réalisateur : Christopher Gans
Sortie : 12 février 2014









Résumé : 1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce. Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose. Se sentant responsable du terrible sort qui s’abat sur sa famille, Belle décide de se sacrifier à la place de son père. Au château de la Bête, ce n’est pas la mort qui attend Belle, mais une vie étrange, où se mêlent les instants de féerie, d’allégresse et de mélancolie. Chaque soir, à l’heure du dîner, Belle et la Bête se retrouvent. Ils apprennent à se découvrir, à se dompter comme deux étrangers que tout oppose. Alors qu’elle doit repousser ses élans amoureux, Belle tente de percer les mystères de la Bête et de son domaine. Une fois la nuit tombée, des rêves lui révèlent par bribes le passé de la Bête. Armée de son courage, Belle va parvenir à libérer la Bête.



Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du film français « La belle et la bête » sorti en 2014 et réalisé par Christopher Gans. Après avoir lu le classique la semaine dernière, j’ai visionné à nouveau l’adaptation que j’avais été voir au cinéma lors de sa sortie pour vous donner mes impressions et faire une comparaison des deux. Le film est différent du livre sur certains points car il se base sur la version remaniée par Mme de Beaumont et non sur la version d’origine de Mme De Villeneuve. 



Le début du livre est identique au conte de Mme de Villeneuve. Tout d’abord, c’est Belle qui raconte son histoire. C’est un premier clin d’œil au livre puisque le conte est normalement raconté par une femme de chambre sur un navire pour faire passer le temps aux passagers. Ici, c’est à ses enfants que Belle raconte son histoire. Un riche marchand se retrouve totalement ruiné après le naufrage de ses navires et est forcé de se retirer à la campagne. Il apprend qu’un de ses navires a survécu à la tempête et décide de retourner en ville pour retrouver ses biens. Ses 5 filles en profitent alors pour lui réclamer des vêtements et des bijoux, mais sa cadette, Belle, se contente de lui demander une rose. Loin de retrouver sa fortune, le marchand reprend le chemin du retour aussi ruiné qu’au départ. Il se perd alors dans la forêt et échoue dans un château enchanté où des mets et des richesses lui apparaissent comme par magie, sans qu’il ne croise personne. En repartant, il aperçoit un parterre de roses et se rappelle de la promesse faite à sa fille. Mais alors qu’il cueille la rose, une affreuse bête apparaît. Cette dernière le laisse repartir à condition qu’une de ses 6 filles ne revienne de son plein gré au château pour y être sa prisonnière. Si aucune d’entre elle ne réalise se sacrifice, alors ce sera au père de revenir. La Belle décide de se sacrifier pour que son père puisse rester avec sa famille.



Le réalisateur a ensuite fait un choix original. Il a inventé lui-même l’histoire du prince avant qu’il ne devienne une bête, faisant peser sur lui une malédiction due à sa mauvaise conduite. Le conte original n’explique pas la métamorphose du prince de cette manière puisque dans le conte le Prince est maudit sans avoir fait de mal autour de lui, simplement à cause d’une mauvaise fée. Dans le film, Belle voit dans ses rêves ce qui est arrivé au Prince. On observe ici des similitudes avec le livre puisque dans le conte, Belle voit effectivement le Prince en songe sans comprendre qu’il s’agit de la bête. Le réalisateur a donc tenté d’expliquer la métamorphose du Prince comme dans le livre, mais en prenant une direction différente. Il a cependant intégré des morceaux du conte notamment de par l’apparition de la fée des bois et grâce aux rêves de Belle. C’était un choix intelligent car même si j’ai apprécié le conte, l’histoire était peut-être un peu trop tirée par les cheveux pour être adapté au cinéma sans perdre le public. Il faut également admettre que la version du réalisateur présente un côté romantique.



Le réalisateur a également tenté de retranscrire la magie du château, mais encore une fois en prenant une direction différente. Dans le livre, les serviteurs sont changés en statue, il y a des perroquets et des singes qui assurent le spectacle. Dans le film, les soldats du Prince sont aussi changés en statue mais au niveau des animaux, on ne retrouve que les chiens de chasse qui deviennent des créatures adorables. Le château imaginé dans le film est absolument magnifique, j’ai adoré la profusion de roses un peu partout et la chambre de Belle qui fait ressortir cette atmosphère étrange et féerique. C’était un vrai délice pour les yeux.



Le moment où Belle demande à revoir son père malade une dernière fois est identique dans le film et dans le livre. Cependant, dans le film, le frère de Belle a des dettes et se met à dos Perducas, un bandit qui est bien décidé à récupérer son argent, quitte à aller vandaliser le château de la Bête après avoir vu une pierre précieuse ramenée par Belle lorsqu’elle rend visite à sa famille. Cet aspect ressemble davantage au conte de Disney et n’existe pas dans le livre. Dans le conte, Belle revient auprès de la Bête et décide de l’épouser par reconnaissance. S’en suit alors toute l’explication sur sa métamorphose. Dans le film, Belle se rend compte de son amour pour la bête et est bien décidée à le rejoindre coûte que coûte. Elle arrive à le sauver d’une blessure causée par Perducas grâce à une eau magique. Cet aspect n’existe pas dans le livre de Mme de Villeneuve.



En résumé, le début du film ressemble à peu près au livre jusqu’au moment où la Belle retourne voir sa famille, hormis certains aspects du château. Mais l’histoire ayant menée à la métamorphose de la bête ainsi que l’intrigue avec Perducas qui veut récupérer ses dettes n’existe pas dans le livre



Côté acteurs, Vincent Cassel nous offre une très belle performance aussi bien en tant qu’humain qu’en tant que bête (même s’il faut avouer que les effets spéciaux, ça aide beaucoup). André Dussolier est vraiment touchant en père de la Belle et c’est un acteur qui, selon moi, n’a plus besoin de faire ses preuves. Myriam Charleins et Audrey Lamy m’ont fait penser aux sœurs de Cendrillon plutôt qu’aux sœurs de la Belle, mais elles étaient délicieusement drôles. Yvonne Caterfeld nous a offert une fée des bois absolument parfaite, tel qu’on peut se l’imaginer. Eduardo Noriega, qui joue Perducas, a su s’intégrer au conte avec un rôle de composition. J’ai plus de réserves envers Léa Seydoux. Dans l’ensemble, j’ai apprécié son jeu, c’est une bonne actrice, mais j’ai trouvé que parfois, elle aurait dû y mettre plus d’émotion. J’aurais aimé voir l’évolution de sa relation avec la Bête, sentir qu’elle tombait amoureuse et ne pas avoir l’impression que ses sentiments étaient nés du jour au lendemain. Même si c’est un conte et que c’est pareil dans le livre, j’aurais voulu que cet aspect soit davantage développé. 


Visuellement, le film est un petit bijou. C’est vraiment son gros point fort. Il y a eu une équipe technique incroyable qui a réalisé des décors fabuleux. Le château est absolument magnifique, la chaumière où la famille vit également, tous les décors sont pensé avec minutie jusqu’à ceux que l’on découvre dans les songes de la Belle et dans le passé du Prince. Qu’un film français arrive à un tel niveau d’excellence d’un point de vue effets spéciaux, c’est plutôt rare et c’est à souligner. Les costumes sont également sublimes. Les robes de la Belle ont été dessiné par une créatrice de génie, le changement de couleur tous les jours m’a fait penser à Peau d’âne. Ma préférée reste la rouge mais je ne dirais pas non aux autres.



En conclusion, la Belle et la bête de Christopher Gans est un film différent du livre sur certains aspects de l’intrigue, mais ça ne m’a pas dérangé car le réalisateur a su crée son propre univers tout en gardant les grandes lignes directrices du conte et en nous en proposant une vision très intéressante. Visuellement, vous en prendrez plein les yeux et vous passerez un excellent moment dans un univers magique. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à attendre la version américaine avec Emma Watson.

16 commentaires:

  1. J'ai beaucoup aimé ce film même si j'aurais aimé qu'on puisse avoir plus de moments entre Belle et La Bête :)

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    1. Je suis totalement d'accord avec toi, c'est vraiment dommage que cet aspect n'ait pas été développé.

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    2. J'espère que cela sera plus développé dans la version américaine qui va être faite avec Emma Watson ^^

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  2. Aaaaaah, il faut absolument que je voie le film et que je lise le livre!!

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    1. Je confirme, surtout qu'un film avec Emma Watson sort en 2017 ! :)

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    2. Oui! j'ai vu ça! Une raison de plus ;) ❤

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  3. Quand tu dis "C’était un choix intelligent car même si j’ai apprécié le conte, l’histoire était peut-être un peu trop tirée par les cheveux pour être adapté au cinéma sans perdre le public. Il faut également admettre que la version du réalisateur présente un côté romantique."
    Je suis tout à fait d'accord, même si l'histoire développée dans le livre est intéressante, elle reste difficilement intégrable au conte en adaptation car c'est une petite histoire en elle-même et on aurait l'impression d'avoir deux récits. Après ça pourrait être un prologue à l'histoire, mais c'est un peu complexe et perdrait probablement les spectateurs.

    Le réalisateurs, et les scénaristes sont habiles et ont créé une nouvelle réécriture du conte, intéressante aussi. Bravo à eux pour ça.

    Les décors, la lumière, les costumes et l'attention portée aux détails est incroyable et c'est en effet rare d'en prendre à ce point plein la vue par un film français. Rien que pour ça, c'est un film à voir.

    Le gros point noir de ce film, c'est son actrice principale! Léa Seydoux n'est absolument pas convaincante car totalement inexpressive. Autant Vincent Cassel arrive à jouer tout en finesse, tout en subtilité et à faire passer des émotions, autant Léa Seydoux échoue lamentablement. Je ne comprends pas le choix de cette actrice, pour moi Belle n'est pas un personnage effacée, c'est une personne forte et déterminée (comme Belle dans la série Once Upon a Time par exemple).
    Si une autre actrice avait été choisie, ça aurait été un film incroyable, à cause de sa (mauvaise) performance, c'est pour moi un film magnifique, un délice pour les yeux mais un peu décevant quand même.

    Je me suis consolée avec l'adaptation de Cendrillon par Disney qui là, montre une actrice que j'aime beaucoup: Lily James (que j'ai découverts dans Downton Abbey).
    J'ai hâte de découvrir la version de la Belle et la Bête avec Emma Watson!

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    1. Je suis totalement d'accord avec toi (pour changer XD). C'est vraiment dommage que Léa Seydoux ne se soit pas montrée plus expressive dans ce rôle. J'ai hâte aussi de voir la performance d'Emma Watson. Et j'ai adoré Cendrillon avec Lily James :)

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  4. J'avais bien envie de découvrir ce film et ton avis me conforte dans ce choix ^^

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  5. Réponses
    1. Surtout n'hésite pas, il est magnifique visuellement. J'ai été un peu déçue de Léa Seydoux mais ça reste un film à voir :)

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    2. Ça y est ! Je l'ai vu :) Ton avis m'avait vraiment donné envie de le découvrir. Surtout que j'avais complètement oublié que je voulais le voir par un moment ^^

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    3. Je suis ravie de t'avoir donné envie de le découvrir ! Tu en as pensé quoi alors? :)

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  6. Ca donne envie de regarder pour les décors mais j'avoue que je n'aime pas du tout l'actrice, j'ai peur d'être déçue de ce point de vue là!

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    1. Effectivement tu risques d'être déçue, moi je ne l'ai pas trouvé très expressive, je ne vois pas Belle comme ça. Mais visuellement il est vraiment magnifique.

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