La famille d'Arsac : Scandaleuse Elisabeth (Eléonore Fernaye)







Editions : Milady Romance (Pemberley)
Genre : Romance historique
Auteur : Eléonore Fernaye
Parution : 20 septembre 2013










Résumé : Paris, 1778. La ravissante Élisabeth d’Arsac attire à elle tous les regards. Cette jeune femme éprise de liberté refuse tous ses prétendants car elle veut préserver son indépendance et éviter les désagréments du mariage. Pourtant, elle ne résiste pas aux attraits d’une liaison clandestine avec le séduisant Américain qu’elle a rencontré au bal masqué...

Avant de commencer cette première chronique de l’année, je tiens à vous souhaiter à tous et à toutes une merveilleuse année 2016. J’espère que vous ferez de belles découvertes côté lecture et que vous n’aurez que du bonheur dans votre vie personnelle. 

J’ai décidé de commencer cette année en vous chroniquant une romance douce et légère, idéale pour un après-midi d’hiver au coin du feu. Je suis une grande amatrice de romance historique, aussi quand j’ai vu que cette romance se déroulait à Paris peu de temps avant la Révolution, je n’ai pas hésité une seule seconde.

Elizabeth d’Arsac est une jeune femme de 25 ans issue d’une famille noble française. Elle refuse de se soumettre aux conventions de l’époque et notamment de se marier. Alors qu’elle assiste à un bal masqué avec son amie Félicité, elle rencontre un bel inconnu qui va très vite lui faire tourner la tête. C’est avec surprise qu’elle découvre que cet inconnu s’appelle en fait Henry Wolton, qu’il est américain et que c’est un ami de son frère. Attirée malgré elle par ce beau roturier, elle va prendre une décision qui va avoir d’énormes conséquences dans sa vie future. Très honnêtement, je trouve que le résumé en dit beaucoup trop long sur l’histoire, aussi je ne m’étendrais pas plus sur la suite des évènements pour que vous puissiez profiter de cette romance comme il se doit. Le livre est déjà  court, c’est donc dommage de dévoiler toute l’intrigue dans le résumé. Je vous déconseille de lire la quatrième de couverture si vous voulez éviter d’être spoilé.

Elisabeth d’Arsac est une jeune femme en avance sur son temps. Elle est féministe, défend l’éducation des femmes et refuse de se marier pour conserver son indépendance coûte que coûte. Il faut bien avouer qu’en 1778 en France, c’est peu commun. Peu lui importe d’être considérée aux yeux de ses pairs comme une vieille fille ou de désespérer ses parents, Elisabeth veut conserver sa liberté. J’ai beaucoup aimé ces traits de caractère chez elle. Néanmoins, elle prend des décisions qui sont quelque peu…téméraires et qui frôlent quelque fois l’inconscience. Cela étant dit, c’est ce qui va amener l’intrigue du roman, intrigue qui change des autres romances habituelles, donc ça ne m’a pas dérangé et c’était même plutôt amusant. Le point négatif chez elle, c’est qu’elle se montre trop obstinée, même quand elle sait qu’elle a tort, ce qui m’a agacé vers la moitié du roman car cela crée des quiproquos incroyables entre Henri et elle. Mis à part ce petit défaut, c’est un personnage que j’ai beaucoup apprécié et qui apporte un certain vent de fraîcheur chez les héroïnes de romance historique.

Henry Wolton est un américain, arrivé en France depuis peu et qui cache un sombre secret qui le ronge depuis des mois. Il rencontre Elisabeth au bal masqué et se laisse quelque peu aller en sa compagnie. Quand il la revoit chez son ami Louis, il ne peut résister à ses charmes. Henry est néanmoins un homme honnête, loyal et déterminé. Je l’ai beaucoup apprécié. Lui aussi défend l’éducation des femmes et partage les convictions d’Elisabeth. C’est cependant un homme qui vit avec son temps et qui cherche à défendre l’honneur d’Elisabeth quel qu’en soit le prix. Malgré tout, à la fin du roman, je l’ai détesté, je dois l’avouer. Certaines circonstances dans l’intrigue vont l’éloigner d’Elisabeth et il va se montrer terriblement odieux avec elle à son retour. Il se fait néanmoins pardonner, mais j’aurais aimé qu’il rampe un peu plus à ses pieds.

Les personnages secondaires sont attachants. Félicité, la meilleure amie d’Elisabeth, a épousé très tôt un vieillard et est désormais une jeune veuve. Elle est respectueuse des convenances mais se montre loyale envers Elisabeth. On apprend également quelques détails intéressants sur le frère d’Elisabeth, Louis, qui est le personnage principal masculin du troisième tome de la saga. Le second tome de la saga est consacré à Constance D’Arsac, jeune sœur de Louise.

Côté intrigue, j’ai trouvé que cette romance sortait un peu des sentiers battus. On retrouve presque toujours le même schéma dans les romances historiques, mais celle-ci fait échec à ce principe, notamment grâce au caractère très indépendant d’Elisabeth. L’intrigue est assez bien amenée, les rebondissements également. Ce qui m’a agacé, c’est le manque de communication entre Elisabeth et Henry. Ils sont tout le temps en train de se chamailler et pour des raisons idiotes, qui pourraient se régler s’ils arrivaient à se parler davantage. Certains seront fortement agacés par ce côté quiproquos que l’on retrouve tout au long du roman, d’autres diront que c’est ce qui apporte du piquant au roman. Pour ma part je suis partagée, il est vrai que ça m’a agacée, mais je reconnais que ça fait partie de l’intrigue et qu’autrement, la romance aurait été un peu plate. L’auteure a fait un très bon travail au niveau historique. Certes, c’est la romance qui prédomine, mais on sent qu’Eléanore Fernaye aime cette période et qu’elle a creusé son sujet, ce que j’ai apprécié. Je me suis vraiment sentie plongée dans le siècle des Lumières, quelques années avant la révolution française. Elle a notamment fait des efforts au niveau des dialogues, ce qui n’est pas le cas dans d’autres livres où on se demande vraiment comment les auteurs peuvent penser qu’on parlait de cette manière à l’époque. Le livre est relativement court. Evidemment, comme j’ai aimé les personnages, j’aurais aimé en avoir davantage. Néanmoins je trouve que l’auteure a réussi à développer suffisamment ses personnages en un nombre de pages restreint pour les rendre attachants. La saga possède deux autres tomes où Elisabeth et Henry risquent de faire des apparitions, ce qui est aussi un avantage.

Dernier point, Eléonore Fernaye est une auteure française. C’est quelque chose qui est à souligner car il y a peu d’auteures françaises qui écrivent de la romance historique. « Scandaleuse Elisabeth » est son tout premier roman et je trouve que c’est un début on ne peut plus prometteur. En conclusion, si vous cherchez une romance légère, à lire en une après-midi, je vous conseille vivement d’acheter ce livre. La couverture est magnifique, les personnages sont attachants et on passe un très bon moment en dehors des soucis quotidiens. Que demander de plus ?

13 commentaires:

  1. Il n'a pas l'air mal :) Surtout que j'apprécie beaucoup la romance historique :p

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    1. Moi aussi je suis une grande fan de romance historique. J'ai trouvé ce roman sympa, ça change des schémas habituels et en plus ça se passe en France ce qui est aussi un point positif.

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  2. J'aime bien découvrir des livres historiques, mais j'ai souvent du mal à me pousser à les lire haha!! Cependant, je pense que celui-ci est une bonne alternative puisqu'il semble plus léger :)

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    1. Celle-ci est vraiment courte, ça se lit en 2h environ je dirais. Et c'est assez léger, donc si tu veux commencer c'est l'idéal :)

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  3. En réponse à ton commentaire sur "Tous nos jours parfaits", oui tu dois absolument le lire! Je ne pense pas que tu serais déçue. Finch est un vrai bébé d'amour <3

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    1. Ah mais tu m'as vraiment convaincue avec ta chronique, j'ai très envie de le lire maintenant. Dès que je passe à la librairie, je l'achète :)

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  4. J'aime plutôt bien la romance historique, mais qu'est-ce que j'en ai marre de ces personnages qui passent leur temps à se titiller et se chamailler quand tout partir se régler bien plus facilement ! Du coup, je pense passer mon tour sur ce coup-là.

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    1. J'avoue que ça peut être agaçant. Moi en général ça dépend des périodes, parfois ça me dérange et d'autres non. Mais effectivement, dans celui-là ils se chamaillent vraiment pour rien, donc ça risque de t'énerver :)

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  5. L'intrigue m'est revenue au fur et à mesure de la lecture de ton résumé. Alors en effet j'avais bien aimé, surtout le fait que ce soit en France et l'esprit féministe de l'héroïne, après il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable non plus...
    Après c'est une romance historique bien sympathique.

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    1. Oui voilà, c'est sympathique mais ce n'est pas inoubliable non plus. Après j'ai trouvé que ça changeait des autres romances qu'on lit en général et c'était plutôt cool :)

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    2. "Louis, qui est le personnage principal masculin du troisième tome de la saga. Le second tome de la saga est consacré à Constance D’Arsac, jeune sœur de Louise." Je crois que c'est l'inverse ^^

      Bon sinon justement, le t.2 m'a l'air d'être en dessous (déjà regarde les notes sur goodreads, c'est criant).

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